Réservation montgofière : Transition numérique , les cinq étapes du déni

Pire encore, à plus long terme, la faiblesse des investissements sape la productivité, tandis que le chômage prolongé détruit les compétences. Ainsi, de ce qu’un corps nous a fait éprouver la sensation de saveur acide, nous pouvons bien conclure, en vertu d’expériences antérieures, qu’il doit avoir aussi la propriété de s’unir chimiquement aux bases salifiables et celle de se transporter au pôle positif de la pile, quand on décompose par un courant voltaïque le produit de cette union ; mais nous n’en restons pas moins dans une ignorance invincible sur la question de savoir pourquoi les composés chimiques, bien caractérisés par cette double propriété, agissent sur l’organe du goût de manière à nous procurer la sensation de saveur acid En conséquence, la propriété qu’ont les corps de produire en nous de telles sensations est nécessairement une propriété inexplicable, et dont nous ne pouvons démontrer la liaison avec d’autres propriétés connues, lors même que l’expérience nous aurait appris qu’elle est constamment associée à d’autres propriétés. Faut-il investir dans des agences design pour renouer avec leurs clients existants et en attirer de nouveaux, ou miser sur les nouveaux canaux relationnels en ligne, mobiles et sociaux ? De plus, la crise actuelle et les régulations internationales toujours plus strictes signifient que les banques opérant dans les économies développées peinent à accroître leurs revenus. En suivant la progression indiquée dans le chapitre précédent, on est amené à considérer les phénomènes les plus simples que nous offre la nature vivante, et qui pourtant dépassent déjà de beaucoup, par le degré de complication, les phénomènes les plus complexes de la physique corpusculaire. À l’apparition des êtres organisés et vivants commence un ordre de phénomènes qui s’accommodent aux grandes lois de l’univers matériel, qui en supposent le concours incessant, mais dont évidemment la conception et l’explication scientifique exigent l’admission expresse ou tacite de forces ou de principes ajoutés à ceux qui suffisent à l’explication de phénomènes plus généraux et plus permanents. Comment expliquer que ces deux systèmes coexistent, et que les mêmes images soient relativement invariables dans l’univers, infiniment variables dans la perception ? Mais, dans cette déduction, ni le réalisme ni l’idéalisme ne peuvent abou­tir, parce qu’aucun des deux systèmes d’images n’est impliqué dans l’autre, et que chacun d’eux se suffit. Si vous vous donnez le système d’images qui n’a pas de centre, et où chaque élément possède sa grandeur et sa valeur absolues, je ne vois pas pourquoi ce système s’en adjoint un second, où chaque image prend une valeur indéterminée, soumise à toutes les vicissitudes d’une image centrale. Il est clair aussi que le sentiment du devoir et la satisfaction qu’on éprouve à l’accomplir, ou le remords de l’avoir enfreint, sont des affections de l’âme qu’on ne saurait ni identifier ni comparer avec l’attrait qu’on ressent pour les beautés de la nature ou de l’art, ou avec le dégoût que la laideur inspire. Il faudra donc, pour engendrer la perception, évoquer quelque deus ex machina tel que l’hypothèse matérialiste de la conscience-épiphénomène. Or, quand on a ainsi abstrait par la pensée tous les sentiments accessoires et variables qui s’unissent au goût intellectuel ou à la perception du beau, que reste-t-il, sinon une faculté de la pure raison, une manière de juger et de discerner dans les choses les rapports d’ordre, de convenance, d’harmonie et d’unité ? Mais inversement, si vous vous donnez un système d’images instables disposées autour d’un centre privilégié et se modifiant profondément pour des déplacements insensibles de ce centre, vous excluez d’abord l’ordre de la nature, cet ordre indifférent au point où l’on se place et au terme par où l’on commence. En conséquence, il dépendra du goût individuel de préférer les brillantes couleurs d’un peintre flamand aux teintes sombres d’une toile espagnole, selon que les unes ou les autres seront plus en harmonie avec l’état des nerfs et les dispositions de l’âme ; il y aura, pour ainsi dire, un diapason chromatique qui changera d’un maître à l’autre et d’une école à l’autre ; mais, quelle que soit l’influence du maître ou de l’école sur le ton général du coloris, il faudra que les mêmes règles président aux relations des couleurs entre elles, à leur harmonie et à leur contraste, et l’observation de ce Mais, si l’oreille perçoit une succession de tons divers ou si l’œil est frappé par un assortiment de couleurs, alors se montrent des harmonies et des contrastes fondés, comme la physique nous l’apprend, non point sur des particularités d’organisation variables avec les individus, ni même sur des caractères anatomiques ou physiologiques propres à l’espèce, mais sur la nature même des phénomènes dont la perception nous arrive par les sens de l’ouïe et de la vue ; ce qui explique assez pourquoi la notion du beau s’unit aux sensations que nous procurent ces deux sens supérieurs, tandis qu’elle n Vous ne pourrez rétablir cet ordre qu’en évoquant à votre tour un deus ex machina, en suppo­sant, par une hypothèse arbitraire, je ne sais quelle harmonie préétablie entre les choses et l’esprit, ou tout au moins, pour parler comme Kant, entre la sensibilité et l’entendement. Lors même que la collection des individus fournirait un système de valeurs moyennes parfaitement conciliables, il n’en faudrait nullement conclure que ce système offre la représentation du type spécifique, ou qu’il est propre à nous donner l’idée de ce que ce type est en lui-même, indépendamment de l’influence des circonstances extérieures et accidentelles qui l’altèrent et le déforment. S’il en est ainsi pour la plus simple des figures géométriques, pour le triangle, à plus forte raison ne peut-on pas, sans restriction ou convention arbitraire, définir par un tableau de mesures moyennes la forme ou la structure du type spécifique, pour un système aussi complexe que l’ensemble des organes d’une plante ou d’un animal. Admettons qu’on tienne compte de cette condition essentielle, en assujettissant le triangle type à être rectangle, et qu’on achève de le déterminer en donnant pour longueurs, aux deux côtés qui comprennent l’angle droit, les moyennes des longueurs de ces côtés, fournies par la série des triangles individuels : les deux angles aigus du triangle ainsi construit ne seront pas les moyennes des angles correspondants, telles que la même série les donnerait ; son aire ne sera pas l’aire moyenne ; et, en un mot, de quelque manière que l’on s’y prenne, il sera mathématiquement impossible de construire Mais quel est donc ce point de bonté ou de maturité dans la nature, qui peut être regardé comme le fondement et la raison, ou tout au moins comme le modèle de la perfection dans l’art ? Vous ne sauriez donc déduire ni le premier système d’images du second, ni le second du premier, et ces deux doctrines opposées, réalisme et idéalisme, quand on les replace enfin sur le même terrain, vien­nent, en sens contraires, butter contre le même obstacle. Réservation montgofière aime à rappeler ce proverbe chinois  » Vous désirez que les hommes vous aiment ? Commencez d’abord par les aimer ». Du moment, en effet, que les forces auxquelles nous attribuons la puissance de produire les phénomènes physiques, sont censées inhérentes aux dernières particules de la matière, comme à leur substratum, nous n’avons nulle peine à admettre qu’elles y résident d’une manière permanente (que les circonstances leur permettent ou non de produire des effets sensibles), et il n’est point nécessaire de recourir à une intervention de la puissance créatrice pour douer les particules matérielles de ce genre de forces ou de propriétés, au moment même où les forces entrent en jeu.

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