logiciel gestion aeroclub : Des missions de proximité

Mais, depuis quelques années, les économistes ont conseillé aux décideurs de minimiser l’importance du secteur public, du capital physique et des infrastructures, pour mieux donner la priorité aux marchés privés, au capital humain, ainsi qu’aux réformes en matière de gouvernance et d’institutions. De toute évidence, cela a eu pour effet de transformer les stratégies de développement. L’idée que les investissements publics dans les infrastructures, sont un moteur indispensable de croissance Elle était également à l’œuvre dans les premiers programmes d’aide au développement qui ont fait suite à la Seconde Mondiale, lorsque la Banque mondiale et les donateurs bilatéraux ont canalisé des ressources vers les pays nouvellement indépendants pour financer des projets à grande échelle. C’est cette même idée qui motive la nouvelle Asian Infrastructure Investment Bank dirigée par la Chine, qui entend réduire un écart d’infrastructure de la région de 8.000 milliards de dollars. L’heure est peut-être venue de revoir ce changement. Si l’on examine les pays qui, malgré le renforcement des vents contraires de l’économie mondiale bénéficient toujours d’une croissance très rapide, on s’aperçoit qu’une grande partie de cette réussite peut être mise au crédit des investissements publics. Ces derniers temps, ce sont bien les investissements publics qui aident à maintenir la dynamique de croissance de l’Inde. Les politiques d’investissement public des pays en développement ont été fortement critiquées pour leur inefficacité. Mais, bien ciblées, elles restent efficaces. Et l’Amérique du Nord comme l’Europe de l’Ouest en auraient bien besoin, aussi. Mais cela dépend beaucoup des conditions locales. Les investissements publics peuvent améliorer la productivité d’une économie pendant une période de temps considérable, pouvant aller jusqu’à une décennie ou davantage, comme dans le cas de l’Éthiopie. Cela peut également catalyser les investissements privés : des études montrent que cela s’est produit en Inde ces dernières années. Voilà pourquoi les investissements publics vont combler cet écart. La liquéfaction des prix des matières premières et des produits pétroliers, induit en outre actuellement une pénurie dramatique de dollars à laquelle sont confrontées même les compagnies internationales implantées localement. La hausse des taux d’intérêt américains – dans un contexte d’effondrement des prix et de stagnation européenne et chinoise – préfigure donc l’effondrement de multiples économies du continent africain dans l’incapacité de trouver aujourd’hui suffisamment de dollars pour financer leur croissance, s’acquitter de leurs dettes, ou tout bonnement payer leurs importations de denrées alimentaires pour nourrir leur population. D’ores et déjà, les établissements bancaires empêchent leurs clients de retirer ou de dépenser plus de 100 $ par jour, faute de liquidités. La vulnérabilité de l’indexation d’une monnaie nationale au dollar – voire de la disparition pure et simple d’une monnaie nationale cédant la place au billet vert- est donc très largement amplifiée et démultipliée lorsque la devise directrice s’apprécie, comme le fait le dollar vis-à-vis de la quasi totalité des devises des nations émergentes depuis quelques mois. La marge de manœuvre des économies africaines les plus importantes comme le Nigeria, l’Angola, l’Ethiopie et bien-sûr l’Afrique du Sud est de ce fait aujourd’hui devenue quasi inexistante car leurs réserves fondent à vue d’œil à force de défendre la valeur de leur monnaie nationale, de renflouer leur économie, ou tout simplement car elles ont lié leur sort à une devise qui ne fait que s’apprécier comme dans le cas du Zimbabwe. Jusqu’à ce que les Zimbabwéens se rendent compte que la dollarisation de leur économie impliquait nécessairement une perte de souveraineté car leur banque centrale nationale était dans l’incapacité d’imprimer des dollars US. Sans ce privilège de création monétaire lui permettant de renflouer une économie encore fragile, le gouvernement Mugabe dut donc se résigner à regarder – impuissant – les commerces baisser leurs prix afin d’attirer les chalands et les entreprises réduire leurs investissements afin de compenser leurs pertes. logiciel gestion aeroclub, approuve l’idée de con confrère. Cercle vicieux induit par une spirale exacerbée suite à la flambée du billet vert, notamment vis-à-vis du Rand Sud Africain, partenaire commercial principal du Zimbabwe.

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