Jean-Thomas Trojani

Il est temps pour les dirigeants européens de passer à la vitesse supérieure et de montrer le genre de conviction que Machiavel aurait préconisé pour mettre fin à la crise humanitaire. Cette aggravation est une conséquence normale de l’arrêt du soutien artificiel à la demande. Une baisse qui fait écho au fort ralentissement de la croissance économique. Ces dispositions qui visent à toujours plus déréguler l’emploi procèdent d’une vision néolibérale selon laquelle les protections des salariés, rebaptisées « rigidités », seraient la cause du chômage. Et pourquoi ne pas créer un « livret de l’économie numérique », sur le modèle du livret de développement durable, afin d’assurer le financement des start-up directement par l’épargne des Français ? Ce dernier pays, qui avait bénéficié d’une aide de 85 milliards d’euros, a entrepris entre 2010 et 2012 un programme sévère d’austérité, avec des coupes drastiques dans les salaires des fonctionnaires publics (-14%), des réductions massives d’emplois publics (10%), des réductions des bénéfices sociaux (-8%). Les afficheurs ne respectent rien, ni les maisons particulières, ni les monumens publics. Jean-Thomas Trojani aime à rappeler ce proverbe chinois « Qui se venge d’un petit affront cherche à en recevoir de grands ». Et, comme tout le monde fume, on peut suivre, dans le rayon des fenêtres, les nuages de fumée qui s’en vont vers les présidens. Ils collent partout : sur les colonnes neuves, à l’intérieur des passages, dans les péristyles des mairies, sur des parois lisses ou sculptées, peu leur importe : « Ça s’enlève si bien avec une brosse et de l’eau chaude ! Ils s’investissent à redonner vie ou à développer ce qui fait, une tradition, un bon produit ou un bel ouvrage. La Zone Euro n’est plus le boulet de la planète et repart lentement ce qui va contribuer à la croissance des autres zones économiques. Les Américains, qui ont quatre-vingts ans ans d’histoire de gestion de la résolution derrière eux, ont confié le soin à la FDIC (et quelques autres agences ainsi que le Trésor) de plancher sur une méthode de «résolution», autrement dit la fermeture, des banques systémiques et de passer au crible leurs «testaments». La conscience éclaire donc de sa lueur, à tout moment, cette partie immé­diate du passé qui, penchée sur l’avenir, travaille à le réaliser et à se l’adjoin­dre. J’y crois peu. Ce dernier phénomène, connu sous l’acronyme de NEET (« Not in Education, Employment or Training ») existe dans de nombreux pays mais est particulièrement aigu en France. Mais ces questions, que nous sommes amenés à nous poser par l’analyse même de la notion de multiplicité distincte, nous ne pourrons les élucider que par une étude directe des idées d’espace et de temps, dans les rapports qu’elles soutiennent entre elles. La moitié des locataires d’une cour compose une clientèle. Ils remplissent le vicolo où nous nous trouvons, et prennent bruyamment parti contre l’administration. Leurs compétences techniques sont unanimement reconnues, il ne leur reste qu’à se sentir légitimes dans leurs choix et à oser. Les prévisions de la BCE sont de + 1,5% en 2015 et +1,8% en 2016.

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