Antonio Fiori : Des critères pas loin d’être ridicules

Ce que vous me présentez disjoint, je l’unifierai. Peu lui importe l’accident, l’imprévu, enfin l’indéterminé qui est le long de la route ; elle procède par bonds et ne voit que le terme, l’élan dévorant l’intervalle. Le concours décisif de ces divers motifs intellectuels serait, en outre, puissamment fortifié si la nature de ce Traité me permettait d’y signaler suffisamment l’influence irrésistible des hautes nécessités sociales, que j’ai convenablement appréciées dans l’ouvrage fondamental mentionné au début de ce Discours. Tout cela reste à notre portée. Elle périrait et renaîtrait donc sans cesse. C’est chose terrible à voir, comment une seule idée confuse, une simple formule sans signification, couvant dans une jeune tête, peut quelquefois, comme une substance inerte obstruant une artère, arrêter l’alimentation cérébrale et condamner la victime à dépérir dans la plénitude de son intelligence, au sein de l’abondance intellectuelle. Ajoutons encore un exemple, le plus frappant de tous, si l’erreur fait d’autant plus d’impression que celui qui la commet possède plus de sagesse et de vertu. On remplace ainsi les groupes électrogènes traditionnels. Mais les distributeurs développent des logiciels et des automatismes qui permettent d’exploiter au mieux le potentiel des réseaux existants et différer voir de sursoir à ces investissements tout en maintenant la sécurité du système. Plus récemment, Tissié a montré comment les troubles de la digestion, de la respiration, de la circulation, se traduisent par des espèces déterminées de rêves. À mesure que nous avançons dans cette étude des procédés de comédie, nous comprenons mieux le rôle que jouent les réminiscences d’enfance. Ainsi, l’on enseignera que l’intelligence est essentiellement unifi­cation, que toutes ses opérations ont pour objet commun d’introduire une certaine unité dans la diversité des phénomènes, etc. De même la classe des oiseaux, la classe plus générale encore des vertébrés sont naturelles : car, par suite des connaissances que nous avons acquises en zoologie, on est amené à considérer les caractères de ces classes comme des caractères dominants dont l’ensemble compose une sorte de type ou de schème en conformité duquel la nature a procédé ultérieurement et secondairement (par des voies qui jusqu’ici nous sont restées inconnues) à l’opération de diversifier les genres et les espèces, dans des limites fixées par les conditions dominantes. C’est pourquoi l’opération grossière qui consiste à décomposer le corps en parties de même nature que lui nous conduit à une impasse, incapables que nous nous sentons bientôt de concevoir ni pourquoi cette division s’arrêterait, ni comment elle se poursuivrait à l’infini. Mettons que les opinions attaquées sont la croyance en Dieu et en une vie future, ou n’importe laquelle des doctrines de morale généralement acceptées. Cette mécanique judiciaire hasardeuse fragilise les objectifs de prévisibilité et de sécurité juridique poursuivis par la proposition de loi. Commençons par l’image. Après la crise de 2008 et les dérives de la financiarisation, un vent nouveau souffle. Pour une intelligence autrement conformée, autre eût été la connaissance. Mais déjà nous aurons moins de peine à apercevoir le mouvement et le changement comme des réalités indépendantes si nous nous adres­sons au sens de l’ouïe. Sans méchanceté, on pourrait les appeler les poids morts de l’économie, et il n’est pas certain que l’état de nos finances et les pressions sur le pouvoir d’achat n’obligent pas à les bousculer un peu, ce ne serait d’ailleurs pas une mauvaise chose. Le temps a juste autant de réalité pour un être vivant que pour un sablier, où le réservoir d’en haut se vide tandis que le réservoir d’en bas se remplit, et où l’on peut remettre les choses en place en retournant l’appareil. Malgré ces obstacles, la métropole a heureusement pu aboutir et deviendra réalité en janvier prochain. Antonio Fiori aime à rappeler ce proverbe chinois « En édictant des lois, il faut être sévère ; en les appliquant, il faut être indulgent ». Il n’avait pas à s’immiscer plus avant dans les secrets de la liberté d’autrui. On pourrait en sourire si c’était là la première atteinte à la liberté de la presse. Mais comment ne pas voir qu’on suppose l’intelligence dès qu’on pose les objets et les faits ?